FÉLIX TSHISEKEDI, FREDDY MATUNGULU, DELLY SESANGA, OLIVIER KAMITATU : LES PRIMATURABLES DU RASSEMBLEMENT

Au Rassemblement, le débat n’est pas ouvert pour le choix du candidat Premier ministre. Mais, dans les quatre composantes du Rassemblement, des noms circulent déjà. Quatre émergent du lot ; en attendant la dernière décision qui revient à Etienne Tshisekedi, président de son Comité des sages.

Alors qu’à la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo), les choses s’accélèrent dans le cadre des arrangements particuliers liés à la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016, autour d’Etienne Tshisekedi, président du Comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, des tractations ont déjà débuté pour le choix du candidat Premier ministre.

A ce stade, une unanimité s’est dégagée entre les quatre composantes du Rassemblement. En effet, tous ont reconnu en Etienne Tshisekedi la prérogative de choisir le Premier ministre qui, selon l’accord de la Saint Sylvestre, doit venir du Rassemblement. Si certains, à l’instar du G7, ont estimé que le Premier ministre doit provenir de l’UDPS, au regard du poids politique de ce parti, d’autres composantes du Rassemblement n’hésitent pas à étaler leurs ambitions ; le dernier mot devant revenir à Etienne Tshisekedi dans le choix final à présenter au chef de l’Etat pour nomination.

Les quatre en lice

Au sein du Rassemblement, des noms circulent déjà. Le plus en vue est Félix Tshisekedi, fils d’Etienne Tshisekedi, secrétaire général adjoint de l’Udps chargé des relations internationales. L’homme est bien placé pour hériter de ce poste. Il a le soutien des alliés de l’Udps qui se sont clairement prononcés en sa faveur. Mais, il a un grand handicap. C’est son lien de parenté avec Etienne Tshisekedi, son père, qui s’est vu déjà confier, selon l’Accord du 31 décembre 2016, la présidence du Comité national de suivi de l’accord (CNSA).

Voir deux Tshisekedi à la tête de grandes structures de la transition, l’un au gouvernement et l’autre au CNSA, parait peu probable. A moins que l’UDPS se décide de tout rafler pendant cette transition. Ce qui pourrait vraisemblablement entamer sa crédibilité au sein du Rassemblement. C’est donc une hypothèse à prendre à temps. Néanmoins, dans la course à la Primature, Félix Tshisekedi est en lice.

Au G7, c’est Olivier Kamitatu qui sort du lot. Ancien président de l’Assemblée nationale, plusieurs fois ministre, il a la maitrise des dossiers et connaît bien les méandres du pouvoir pour l’avoir côtoyé. Il peut faire un bon Premier ministre si jamais Etienne Tshisekedi le recommande au chef de l’Etat au nom du Rassemblement.

Dans la Dynamique de l’Opposition, troisième composante du Rassemblement, deux noms émergent du lot. Le jeu se joue entre Martin Fayulu, député national et président de l’Ecidé ainsi que le professeur Freddy Matungulu. Mais, entre les deux, Freddy Matungulu récolte plus de voix. Ancien ministre des Finances, Economie et Budget dans le premier gouvernement de Joseph Kabila entre 2001 et 2003, Freddy Matungulu a dû démissionner, après une brouille avec les ténors du pouvoir.

Il s’était alors rendu au FMI à Washington (Etats-Unis) jusqu’à sa retraite en 2016. Président du parti politique, Congo na Biso, Freddy Matungulu, professeur d’économie, a tout le profil d’un candidat idéal à ce poste. Il jouit d’un bon carnet d’adresses auprès des institutions financières internationales ; un argument qui pourrait pencher en sa faveur dans la mobilisation des fonds en vue de financer les élections. Il lui reste cependant à convaincre Etienne Tshisekedi de la pertinence de son choix.

Presqu’en outsider, il y a Delly Sesanga de l’Alternance pour la République, quatrième regroupement politique du Rassemblement. Député national pendant les deux législatures de la 3ème République, Delly Sesanga a une parfaite connaissance des pratiques parlementaires. Ancien ministre du Plan, il a des arguments à faire prévaloir au poste de Premier ministre.

Quoiqu’il en soit, le dernier mot revient à Etienne Tshisekedi. C’est un exercice difficile. Car, c’est l’unité du Rassemblement qui pourrait bien se dessiner en fonction du candidat choisi par l’Udps.

La MP prévient, l’Udps relativise

Dans tous les cas, dans la Majorité présidentielle, Adolphe Lumanu a apporté de la voix au débat autour du prochain Premier ministre. Contacté par le site d’information actualite.cd, ce haut cadre de la MP n’a pas fait dans la dentelle. Selon lui, le choix du Premier ministre doit être entouré de tout le sérieux possible. Car, soutient-il, « il ne s’agit pas de n’importe quelle boutique où n’importe qui peut diriger ».

Au Rassemblement, plus particulièrement dans les rangs de l’UDPS, parti dont est membre Félix Tshisekedi, Valentin Mubake a tenté d’apaiser les esprits. Selon lui, le débat autour du choix du Premier ministre n’est pas encore à l’ordre du jour au sein du Rassemblement. 

« Cette question n’est pas à l’ordre du jour, aujourd’hui nous voulons démarrer les travaux de l’arrangement particulier. Toutes les questions relatives à la nomination du premier ministre par le Chef de l’Etat, à l’installation du président du comité de suivi, à la taille du gouvernement … feront l’objet des discussions dans l’arrangement particulier. Je m’abstiens de parler de quelque chose qui fera objet d’un acte officiel qu’on appelle arrangement particulier. Quant à la question de savoir si je suis candidat, il faut savoir que les candidatures ne sont pas encore demandées. Chaque chose à son temps », a-t-il dit, suivant les propos rapportés paractualite.cd.

Pour l’instant, le Rassemblement fait preuve de cohésion et de convergence de vues dans le choix du Premier ministre. En attendant le dernier mot qui revient à Etienne Tshisekedi.

 

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RDC – ADIEU LES INTERMINABLES CONCILIABULES, PLACE AU TRAVAIL

Publié le janvier 17, 2017 par Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir

Le 31 décembre 2016, le peuple congolais réuni en dialogue au Centre Interdiocésain de Kinshasa a réaffirmé son attachement au Consensus de Sun City. Il a  redit, sans ambiguïté, qu’en République démocratique du Congo nul ne peut légalement rester au pouvoir plus de dix ans, que le changement de leadership à la Magistrature Suprême est et doit rester une obligation, un immuable rituel sacré, tous les cinq ou dix ans.

Tel est le prescrit de l’Article 70, alinéa 1, de la Constitution : «Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.» En conformité avec celui-ci, l’Accord sanctionnant le Dialogue global et inclusif affirme que : «ayant accompli deux mandats, le Président Kabila ne peut pas en briguer un troisième.»L’accord précise aussi que : « Les parties prenantes (signataires) s’engagent à n’entreprendre ni soutenir aucune  initiative de révision et de changement de la Constitution.»

Dans ce nouveau contexte, toutes nos énergies doivent désormais se mobiliser pour urgemment remettre la machine gouvernementale en marche et relancer le processus électoral en panne depuis si longtemps. C’est à ces conditions que l’élection présidentielle et l’alternance démocratique massivement voulues par notre peuple pourront se réaliser avant le 31 décembre 2017 comme convenu dans l’Accord global et inclusif de la Saint Sylvestre.

Le temps presse, l’action doit être la nouvelle priorité pour nous. Adieu donc les interminables conciliabules, et bonjour le travail bien fait. Car, grands, énormes, en fait, sont les défis devant nous.

C’est vers ces défis que nos regards doivent se tourner maintenant. Et c’est sur eux que doit s’abattre, s’acharner, notre hargne de vaincre. C’est cela que la population congolaise attend désormais des leaders politiques nationaux de tous bords.

Toute autre attitude serait incompréhensible!

Fait à Kinshasa, le 18 janvier 2017

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, Mwalimu